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L'ACTUALITÉ :
LANCEMENT DE L'ANNÉE DU BRÉSIL EN FRANCE AU PALAIS DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES LE 18/01/05
Discours De Michel BARNIER, Ministre des Affaires Étrangères
Discours De Renaud DONNEDIEU DE VABRES, Ministre de la Culture et de la Communication.
Discours De Gilberto GIL, Ministre de la Culture du Brésil.
DISCOURS DE MICHEL BARNIER, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES,
Mesdames, Messieurs,
Messieurs les Ministres,
Cher Gilberto Gil,
Cher Renaud Donnedieu de Vabres,
Monsieur l'Ambassadeur,
Monsieur le Président,
Messieurs les Commissaires,
Mesdames, Messieurs,
Bienvenue à chacune et à chacun d'entre vous dans la diversité de vos responsabilités, de vos engagements, et pardon de vous recevoir dans ces conditions, dans cette grande salle, qui est pourtant trop petite aujourd'hui, trop étroite pour vous accueillir tous. C'est la preuve, s'il en était besoin, que l'événement du moment, la manifestation que nous ouvrons, est tout à fait exceptionnelle. Et je pense qu'elle l'est en effet. Je le disais à Gilberto Gil à l'instant dans mon bureau, en présence du ministre français de la Culture. En arrivant dans ce ministère, il y a maintenant une dizaine de mois, j'ai indiqué à l'ensemble de nos équipes l'ambition, ce n'est pas une prétention, mais l'ambition qui est la mienne de donner à l'action extérieure de la France, à la diplomatie française, au-delà de ce qui est, j'allais dire, sa mission traditionnelle et fondamentale de l'action politique, une dimension plus humaine, plus culturelle, plus citoyenne. Nous sommes précisément dans cette dimension là, notamment soulignée par votre présence exceptionnelle, cher Gilberto Gil.
Je suis très heureux de vous accueillir ce matin au Quai d'Orsay, pour lancer avec vous la saison "Brésil, Brésils" qui, de mars à décembre, vous dévoilera les multiples facettes de la culture vivante de cet immense pays que vous représentez et que nous aimons.
"Combien de Brésils pour faire un Brésil ?" dit la chanson écrite spécialement pour cette saison. A vos côtés, Monsieur le Ministre, ce serait naturel d'ailleurs de commencer par une chanson pour rendre hommage à la musique brésilienne, que votre talent porte si haut et si loin aux quatre coins du monde.
"Combien de Brésils pour faire un Brésil ? " C'est à une véritable invitation au voyage que nous sommes conviés, à la découverte de ce pays-continent, en plongeant dans ses racines, en vibrant sur ses musiques, en parcourant les multiples chemins de sa création, en explorant les secrets de son immense territoire.
Découverte ou plutôt redécouverte car le Brésil parle, depuis toujours, à l'imaginaire des Français. Au-delà des milliers de kilomètres qui nous séparent, il y a aussi, je ne l'oublie pas, une frontière commune qui nous unit avec l'un de nos départements d'Outre Mer. Il y a surtout et aussi des affinités qui nous rapprochent, une curiosité mutuelle jamais satisfaite. N'est-ce pas un français, Joachim Lebreton, qui, dès 1816, créa l'Académie brésilienne des sciences et des arts ? Le Brésil n'est-il pas indissociable de la figure d'un des plus grands penseurs de ce temps, je veux parler évidemment de Claude Lévi-Strauss, qui a commencé son parcours à l'université de Sao Paulo, où il a enseigné dès 1935 ?
Cette proximité de nos deux pays se traduit dans les faits au-delà des mots et des discours. Le Brésil est notre premier partenaire en Amérique Latine en termes d'échanges culturels et de coopération. C'est là qu'existe le réseau d'alliances françaises le plus dense au monde. Je voudrais ici rendre hommage au regretté Sergio Vieira de Mello, ancien élève du lycée franco-brésilien de Rio de Janeiro, disparu, nous ne l'oublions pas, tragiquement en Irak. La France est aussi, ce que l'on sait moins, le deuxième partenaire scientifique du Brésil. Nos grands instituts de recherche, l'IRD, le CIRAD, le CNRS, le CNES entretiennent une collaboration féconde avec les universités brésiliennes. Ce ne sont que quelques exemples parmi d'autres.
Le Brésil est aussi une destination majeure pour les investissements de nos entreprises – nous en parlions avec le président du Medef - qui sont plus de 500 implantées depuis longtemps, pour certaines, dans ce pays.
Cette proximité entre le Brésil et la France repose également, et surtout, sur une communauté de valeurs qui nous conduit souvent à défendre les mêmes causes. J'ai pu en témoigner personnellement aux côtés du président de la République depuis ces dix mois, notamment dans le combat mené ensemble au sein des Nations unies.
Nous partageons, en effet, la même vision d'une mondialisation, plus humaine, mieux maîtrisée et plus équitable. A cet égard, je salue l'initiative du président Lula, qui a permis la tenue aux Nations unies, le 20 septembre dernier, d'une rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement sur la lutte contre la faim et la pauvreté.
Nos deux pays s'efforcent aussi, ensemble et avec d'autres - j'étais aux côtés du président Lula, du président Lagos, du président Jacques Chirac, du Premier ministre Zapatero et d'autres chefs d'Etat au même moment à New York - de faire progresser la réflexion internationale sur le financement du développement. Et nous voyons bien que c'est aussi l'une des leçons qu'il nous faut tirer absolument de cette tragédie qui a touché un autre continent, l'océan Indien avec le tsunami depuis quelques semaines. Il nous faut augmenter les moyens mis au service du développement et ne pas se contenter de moyens budgétaires qui de toute façon sont insuffisants et ne nous permettront pas de tenir les engagements du millénaire. Voilà un combat que nous menons ensemble au sein des Nations unies et avec d'autres.
Cette communauté de valeurs nous fait partager aussi, en Haïti ou ailleurs, le même attachement à la gestion multilatérale des crises. Le souhait légitime du Brésil de devenir membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies s'inscrit dans cette démarche de responsabilité en faveur de la paix et de la stabilité.
Nos deux pays sont également animés, et c'est un sujet qui tient à cœur à l'Européen que je suis et que je reste, de la même volonté de promouvoir l'intégration régionale. Nous ne voulons pas donner de leçon. Cela vous étonnera peut être que les Français ne veuillent pas donner de leçon, ni même donner en exemple ce que nous avons fait sur ce continent. Tout de même, la preuve est là. La preuve est faite que six pays au début, quinze, aujourd'hui vingt-cinq, bientôt vingt-sept pays, pacifiquement, démocratiquement, sans faire appel aux armes, ont réussi grâce à la vision d'un certain nombre d'hommes politiques de droite ou de gauche et parfois du centre, à se mettre ensemble à partager leur destin, à mettre en commun une part de leur souveraineté pour être plus forts ensemble, pour se faire entendre, pour faire la paix définitivement entre eux, pour fabriquer du progrès plutôt que d'entretenir des conflits. Tout cela, je le dis à l'homme de grande culture que vous êtes, avec beaucoup d'humilité, tout cela sans qu'aucune de ces Nations ne renonce à son identité, à sa culture, à sa langue, à sa tradition. Je dis simplement à l'immense pays, Etat-continent, que vous représentez et à cet immense continent qu'est le continent d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale, que c'est possible, simplement. Nous savons le rôle majeur que vous jouez dans la mise en place, à travers le MERCOSUR, d'un pôle de stabilité indispensable à l'Amérique latine et au monde entier.
Enfin, le Brésil et la France sont tous deux attachés à la défense du plurilinguisme et de la diversité culturelle. Ils soutiennent, à ce titre, l'adoption, cette année, nous l'espérons, nous y travaillons à l'UNESCO, d'une convention internationale sur ce sujet.
La rencontre de toutes les cultures du Brésil avec les publics de France sera, nous en sommes convaincus, l'illustration de la diversité culturelle vivante.
Je veux remercier, pardonnez-moi de ne pas tous les citer, franchement et très sincèrement, toutes celles et tous ceux qui ont permis la réalisation par leur travail, par leur ténacité, par leur complicité aussi - nous en parlions avec les deux commissaires généraux - ce formidable rendez-vous entre nos deux pays. Et en particulier les entreprises dont je salue les représentants et leurs présidents présents aujourd'hui, qui ont soutenu ardemment et réellement cet événement. Je souhaite naturellement plein succès à "Brésil, Brésils", et laisse la parole à Gilberto Gil, que nous sommes très très heureux, pour beaucoup de raisons personnelles, d'admiration, admirateurs en même temps que politiques, heureux d'accueillir aujourd'hui à Paris et au Quai d'Orsay en particulier.
On a beaucoup cité les entreprises, Monsieur le Président. Je vous remercie à nouveau, et quel que soit le montant de vos participations, quoiqu'ait dit le ministre de la Culture. C'est même indispensable qu'il y ait ce partenariat privé public. Et je voudrais également, comme vous l'avez fait tout à l'heure, dire que c'est très important que cette meilleure connaissance, au-delà de la spontanéité, et peut être grâce à vous, Monsieur le Ministre, par la musique du Brésil en France, soit décentralisée. On parlait de Paris tout à l'heure et probablement d'autres collectivités territoriales, je pense que dans la foulée de cette saison, de cette année, il faudra essayer de décentraliser cette connaissance mutuelle à l'intérieur du territoire du Brésil, qui est immense. Peut être aussi, sûrement aussi à l'intérieur du territoire français à travers des collectivités locales.
Mesdames, et Messieurs,
Monsieur le Ministre, Cher Gilberto,
Merci à chacune et à chacun et bon succès à cette coopération franco-brésilienne./.
DISCOURS DE RENAUD DONNEDIEU DE VABRES, MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
Messieurs les Ministres, Cher Michel, Cher Gilberto,
Messieurs les Ambassadeurs,
Messieurs les Présidents et Commissaires généraux,
Mesdames et Messieurs,
Cette saison marquera une nouvelle étape dans l’histoire de nos deux peuples, si riche en séductions mutuelles. Vous le savez, Cher Gilberto, depuis cinq siècles, aucun Français n’est resté insensible au Brésil. Pour ne citer que Paul Claudel, le Brésil est « de ces pays mordants qui imprègnent l’âme et lui laissent je ne sais quel ton, quel tour et quel sel dont elle ne parviendra plus à se défaire ».
L’un de nos plus éminents maîtres, Claude Lévi-Strauss, qui fut longtemps professeur à l’université de Sao Paulo, n’a-t-il pas donné à l’un de ses plus récents ouvrages ce beau titre : Saudades do Brasil ? Oui, c’est une véritable histoire d’amour, qui s’est nouée, au long des siècles, entre la France et le Brésil. Une histoire aux couleurs incandescentes de ce bois de braise qui donne à votre pays son nom. Ils sont si nombreux, nos plus brillants esprits qui ont nourri leur œuvre du génie de votre pays, depuis Montaigne jusqu’à Manet, puis Georges Bernanos, Darius Milhaud, Blaise Cendrars, Roger Caillois, à Alain Touraine, en passant par Fernand Braudel, Georges Dumas, Michel Foucault. Et comme le déclara le Président Jacques Chirac devant votre congrès, « c’est peu de dire que nous, Français, avons réservé un accueil chaleureux à votre forte et puissante culture », de Jorge Amado, à Paulo Coelho, qui ont conquis des millions et des millions de lecteurs en France et dans toute l’Europe, à tous ceux, dont vous êtes, cher Gilberto, avec Chico Buarque, qui nous ont fait aimer passionnément la musique et la culture populaire brésiliennes, en passant par des cinéastes comme Walter Salles et tant d’autres artistes.
Cette saison culturelle fait vivre aujourd’hui la prophétie que le Général de Gaulle était venu porter il y a quarante ans, devant votre « pays qui monte », votre « grand peuple réparti sur un immense territoire, disposant de ressources naturelles pour ainsi dire illimitées » - et d’ajouter dans votre langue : « O Brasil é uma terra que em se platando tudo dà ». [Le Brésil est une terre où pousse tout ce que l’on plante]. Oui, il s’agit aujourd’hui de faire vivre cette vision dans l’ordre de la culture « au sens le plus élevé du terme ».
Dans la mondialisation d’aujourd’hui, votre grand pays de 180 millions d’âmes, avec son dynamisme démographique et culturel, est appelé à construire, à nos côtés, une réponse non seulement sociale et humaine, mais aussi culturelle, aux défis du monde.
Nos affinités, notre histoire partagée, nos racines communes, notre attachement à notre identité et à un monde multipolaire, font aujourd’hui de la grande voix du Brésil, jointe à celle de la France, une ambition, une espérance, une promesse, pour réenchanter le monde et dire avec le chanteur Lenine dans sa chanson Sob o mesmo ceù (Sous le même ciel) « nous venons de l’avenir découvrir notre passé ».
Comme ce que l’on appelle dans votre pays « le » samba, ou comme la bossa nova, la saison Brésil/Brésils se jouera sur un rythme à trois temps.
Le premier sera celui des « Racines du Brésil ». Il nous donnera un aperçu, dès le printemps, du patrimoine mondial de l’humanité dont vous êtes les dépositaires avec l’exposition « Brésil Indien : Les Arts des Amérindiens » dans les Galeries nationales du Grand Palais.
Vous trouverez l’ensemble des manifestations dans le dossier de presse. Je signale notamment l’exposition « Franz Post, du Brésil à la cour de Louis XIV » au Musée du Louvre, ainsi que l’exceptionnelle présentation de la peinture du baroque brésilien avec « Trois siècles d’art brésilien : la collection Camargo » au Musée des Beaux-Arts de Rouen.
Pendant ce temps, la Cité de la musique nous enchantera des sons et des images de la musique populaire brésilienne.
Deuxième temps : l’été, celui de la « Vérité tropicale » qui offrira de nombreux concerts de tous les mouvements de la musique brésilienne.
L’été 2005 verra aussi défiler sur la côte d’Azur les « Trios elètricos », qui, au-delà des trois musiciens (deux guitaristes et un bassiste électriques) rassemblent instrumentistes, chanteuses et danseuses, dans un déploiement de couleurs, chatoyant et bariolé.
Enfin viendra le troisième temps, celui des « Galaxies ». Il présentera la création contemporaine brésilienne dans les domaines de la danse, du théâtre, du cinéma, des arts plastiques et de l’architecture. Mais aussi, des sciences, de la recherche, de l’enseignement, du sport ou du tourisme.
Quelque 400 manifestations participeront de cette démonstration du rayonnement de votre culture, relayée par tous les médias partenaires, presse, radio, chaînes de télévisions publiques.
Chacun de ces trois temps fera écho, dans la diversité et la modernité, aux valeurs que nous partageons. Les valeurs du dialogue des cultures, que nous aurons l’occasion historique de promouvoir ensemble, cette année, dans le cadre de la convention sur la diversité culturelle qui sera, je l’espère, adoptée à l’automne, à l’UNESCO.
Je tiens à rendre hommage, à mon tour, au travail des Présidents et Commissaires généraux français et brésiliens de cette Saison, Jean Gautier, Jean-François Chougnet et André Midani, qui ont tissé cette programmation exigeante et subtile, et relevé le défi de présenter les facettes multiples et métissées de votre culture, aux dimensions d’un continent, dans sa richesse et sa diversité.
Cette saison engage aussi toute la société civile. Et je tiens à remercier l’ensemble des représentants des entreprises françaises et brésiliennes qui se sont engagées dans cette magnifique aventure et tout particulièrement celles qui sont représentées ici : Suez, Accor, la Caisse nationale de prévoyance, Arcelor et Areva.
C’est grâce à vous tous que nous ferons de cette saison un magnifique succès.
Je vous remercie.
DISCOURS DE GILBERTO GIL, MINISTRE DE LA CULTURE DU BRÉSIL
Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères Michel Barnier
Monsieur le Ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres
Monsieur l'Ambassadeur du Brésil Sérgio Amaral
Monsieur le président du Commissariat français pour l'Année du Brésil Jean Gautier
Monsieur de président du Commissariat brésilien André Midani
Mesdames et Messieurs
Nous sommes ici pour procéder à la présentation officielle de l'Année du Brésil en France, alias Saison du Brésil en France.
Tout d'abord, j'aimerais, au nom de mon gouvernement, adresser aux autorités françaises nos plus vifs remerciements pour nous avoir invité à réaliser dans leur pays, ce grand projet consistant en une série de manifestations visant à y promouvoir notre culture.
C'est avec beaucoup d’enthousiasme que nous avons accueilli cette initiative qui, de toute évidence, représente un encouragement potentiel à l’extension des relations entre nos deux pays et à la diffusion de la culture brésilienne en Europe.
L'axe thématique que nous avons choisi pour la Saison du Brésil est précisément la diversité culturelle et la modernité de notre pays. L'Année du Brésil en France proposera aux français des projets culturels liés aux arts plastiques et visuelles, aux arts scéniques, au cinéma, à l'audiovisuel, à la musique classique et à la musique populaire, ainsi que des séminaires portant sur des thèmes académiques, sociaux, commerciaux et économiques.
Il s'agit pour nous de vous proposer, tout au long de cette année, une image significative de la variété et de l'intensité de la culture Brésilienne, en vous la présentant sans filtres ni intermédiaires, afin d’éviter les simulacres et les distorsions.
Un autre aspect important de cette Saison, c’est l'impact que les relations bilatérales peuvent produire, dans de nombreux domaines, et l’importance des retombées qu’elles pourront avoir, de part et d’autre, sur l’expression artistique, le commerce des biens et des services, le tourisme et la politique.
Il faut insister sur le fait que le but de cette Saison du Brésil est d’aller bien au delà des manifestations artistiques et de renforcer les liens entre nos deux pays en célébrant la très vieille amitié qui nous unit et en charmant le public français dont l'intérêt et la sympathie pour le Brésil restent toujours vivants.
Comme je l'avais déjà mentionné, à Brasilia, lors de la conférence de presse visant à présenter aux brésiliens le projet de l'Année du Brésil en France, ces relations mutuelles extrêmement importantes se sont multipliées grâce à des personnalités Françaises comme Lévi-Strauss, Roger Bastide, Pierre Verger, Pierre Barouh, Germain Bazin, Paul Claudel, Blaise Cendrars et beaucoup d'autres dont les noms restent gravés dans nos mémoires. Et, bien sûr, a des Brésiliens comme Santos Dumont, Vera Clouzot, Villa-Lobos, Cícero Dias, Cristiana Reali, Raí, Jorge Amado, Chico Buarque, Guga, Vinicius de Moraes, Nazaré Pereira, Oscar Niemeyer et Paulo Coelho.
Pour finir, j'aimerais remercier tous ceux qui ont travaillé pour le bon déroulement de ce grand projet et, au nom du Brésil et de notre président Lula, je demanderais au Ministre Michel Barnier la gentillesse de transmettre à Son Excellence le président Jacques Chirac nos remerciements les plus sincères pour cette invitation.
Merci.
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© Jack GUEZ (AFP)
Site du Ministère de la Culture et de la Communication :
Mise en ligne le 18/01/2005
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